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Iran, Covid-19 : La moyenne des décès en Iran est le double de celle dans le monde

Iradj Haririchi, vice-ministre de la Santé, a déclaré : « Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un nombre de morts inacceptable et sans précédent. La levée des restrictions nous a mené à la mort de 200 personnes ces dernières 24 heures. Si des mesures globales ne sont pas prises, la situation va certainement empirer. » (Agence de presse ILNA, le 7 juillet 2020)

 Le député Mohseni, membre de la commission de la Santé, a également déclaré : « Certains jours, nous avons eu jusqu’à 300 décès dus au coronavirus, et si vous voyez que les chiffres annoncés par le ministère de la Santé sont inférieurs, c’est parce qu’ils ne prennent en compte que les morts à l’hôpital, mais ils ne prennent pas en compte les morts à domicile ni ceux qui meurent pendant le transport à l’hôpital. » Il a reconnu que « la crainte des gens de n’avoir rien à manger en raison de l’arrêt du travail, les a conduits à sortir. Ce n’est une question de ne pas effrayer la population, c’est que les chefs de famille ont peur de ne plus pouvoir faire vivre leur famille. » (Site Rouydad 24, le 5 juillet 2020).

Image Archive

Après la nouvelle flambée du Coronavirus en Iran, Hassan Rohani et Ali Khamenei, le président et le Guide suprême du régime,ont affirmé que si les mesures de confinement ne sont pas imposées dans le pays, c’est à cause des sanctions américaines. Ils ont argué l’impossibilitépour Téhéran de vendre le pétrole et d’avoir accès aux fondsbloqués dans divers paysafin de payer les salaires des employés et salariés dans le pays.

Avec l’approbation de Khamenei, Rohani a décidé le 11 avril d’envoyer les gens au travail et a demandé à la population de reprendre les activités économiques. Cette décision a provoqué un tollé de protestations en Iran, les spécialistes ont averti que la reprise de l’activité économique à la normale va produire une vague encore plus meurtrière du coronavirus en Iran. Certains ont prédit un avenir sombre avec 60 millions de contaminés et jusqu’à deux millions de morts.Les responsables du ministère de la santé ont annoncé que jusqu’à présent quelques 20% de la population auraient contracté le virusCovid 19.

Par ailleurs,de plus en plus de voix s’élèvent en Iran, notamment au sein même du pouvoir, pour souligner une réalité qui a été rarementsoulevées en Iran : des centaines de milliards de dollars des richesses de la nation dorment dans les banques et les fondations contrôlées par le Guide suprême, qui refuse de le débourser pour venir en aide à la population au risque de mettre en dangerla vie de centaines de milliers de personnes.

Des ressources astronomiques

Yahya Aleh-Eshagh, ancien directeur de la chambre de commerce de Téhéran, a déclaré de 10 avril dernier au site Khabar Online : « Selon des responsables au gouvernement, nous détenons 4000 milliards de dollars de devises qui sont à la disposition du gouvernement mais restent gelés. En outre, autour de 50% des avoirs des banques sont gelés et ne sont pas utilisés. Pour pouvoir résoudre les problèmes du pays, nous devons transformer les avoirs gelés en avoirs courants. (1)

MassihMohajeri, une autorité du régime depuis 40 ans et rédacteur en chef du très officiel quotidien Jomhouri Islami, a reconnu que « les problèmes des secteurs appauvris peuvent être complètement et rapidement résolus, si les propriétés et les vastes ressources financières des fondations du Siège d’application de l’ordre de l’imam Khomeiny, des Déshérités et d’Astan-e QodsRazavi sont utilisées pour les aider. Ces propriétés et ces biens appartiennent au peuple, et c’est précisément dans de telles situations qu’ils doivent être utilisés pour résoudre les problèmes du peuple. » De son côté, ce 13 avril, le quotidien officiel Arman a écrit : « sans tenir compte des biens qu’elle a confisqués, la Fondation des Déshérités possède à elle seule 12 holdings et un total de 175 sociétés financières. »(2)

Maryam Radjavi, la dirigeante de la Résistance iranienne (CNRI), a de son côté souligné que l’augmentation rapide du nombre de victimes du coronavirus dans tout le pays, en particulier à Téhéran, est due à la politique criminelle de Khamenei et Rohani. « Au lieu d’apporter une aide temporaire aux travailleurs, ils les obligent à aller travailler dans les zones les plus fréquentées et les plus contaminées », a-t-elle déclaré.Avec des victimes massives, le régime cherche à empêcher le danger d’un soulèvement populaire en Iran que peut s’achever au renversement de la dictature.

Par Hamid Enayat

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