Crise Bénin-Niger : Moïse Kérékou fait la Genèse de l’idée du Projet d’oléoduc

De la fermeture de la station du Port pétrolier de Sèmè et de la réouverture des frontières : le décryptage de Moïse Kérékou

Des commentaires et critiques fusent de toute part depuis la décision du Bénin de fermer la vanne et la station d’écoulement de Sèmè, du pétrole brut provenant du Niger (gisement d’Agadem), empêchant ainsi les tankers (bateaux pétroliers) de charger au port pétrolier de Sèmè. Une extrême confusion et de nombreuses contradictions règnent aussi autour de ce dossier. Mais il ne fait l’ombre d’un doute qu’il s’agit visiblement du prolongement et de l’une des conséquences collatérales du différend qui oppose notre pays le Bénin et la République sœur du Niger depuis l’arrivée de la junte militaire et la décision subséquente, fortement critiquée et contestée, de la CEDEAO de fermer les frontières avec le Niger ; décision appliquée avec enthousiasme par le Bénin. Toutefois, il est important de souligner ici que juridiquement, selon le principe de primauté du droit communautaire, la norme juridique de la CEDEAO prévaut sur le droit national de chaque État membre. Autrement dit, le droit communautaire s’impose au droit national. En ce qui concerne le bien-fondé ou le mal-fondé de la décision de la CEDEAO, c’est un autre débat.