Les Forces armées canadiennes ont indiqué que 16 militaires se sont suicidés l’an dernier.© Fournis par La Presse Canadienne

Cela représente une légère baisse par rapport aux 20 suicides militaires signalés en 2019, le plus grand nombre en cinq ans.

Les nouveaux chiffres portent néanmoins le nombre total de militaires canadiens qui se sont suicidés au cours de la dernière décennie à 191. C’est plus que les 158 militaires qui ont été tués alors qu’ils servaient en Afghanistan de 2001 à 2014.

Les commandants militaires ont exprimé leur inquiétude quant au bien-être mental des militaires, en particulier compte tenu de la pandémie de COVID-19 et d’une baisse du nombre de membres ayant accès à des services de soutien.

Le chef de la défense par intérim, le lieutenant-général Wayne Eyre, a déclaré à La Presse Canadienne la semaine dernière qu’il voyait des «fissures» dans l’armée, y compris du côté des militaires qui ont fait des heures supplémentaires pendant la pandémie.

Une enquête menée auprès de près de 20 000 membres des Forces armées au printemps dernier a également révélé que le tiers des soldats, environ, ont déclaré que leur santé mentale s’était détériorée pendant la pandémie, mais que seulement un sur dix avait reçu une forme de soins.

Les nouveaux chiffres montrent que 14 membres à temps plein de la force régulière et deux réservistes se sont suicidés en 2020. Les chiffres n’ont pas été ventilés selon le sexe.

Le gouvernement fédéral a mis en place une stratégie de prévention du suicide pour le personnel militaire et les anciens combattants en 2017 après qu’une vague de suicides au cours des dernières années de la guerre en Afghanistan a mis en lumière le problème.

La stratégie promettait d’améliorer les services et le soutien offerts aux militaires et aux anciens combattants dans l’espoir d’accroître la sensibilisation et de réduire le nombre de suicides dans les deux populations.

Cela comprenait l’ajout de personnel médical, la formation du personnel sur la façon de réagir si quelqu’un montre des signes avant-coureurs de suicide et l’introduction de nouvelles mesures pour faciliter la transition vers la vie civile pour ceux qui quittent les Forces.

Mais bien que des dizaines d’initiatives associées à la stratégie aient été mises en œuvre, un certain nombre sont toujours en cours d’élaboration.

Le lieutenant-général Steve Whelan, qui a récemment pris la relève en tant qu’officier supérieur des ressources humaines de l’armée, espérait que le travail entrepris dans le cadre de la stratégie avait eu un impact, même s’il ne pouvait pas être correctement mesuré.

«Peut-être que sans la stratégie de prévention du suicide, il y en aurait eu plus, mais nous ne le saurons jamais», a déclaré M. Whelan en entrevue. «Ce qui se passe avec la prévention du suicide, c’est que vous ne savez jamais combien de suicides ont pu être évités grâce à la stratégie.»

Pendant des années, les Forces armées canadiennes ont résisté aux suggestions voulant que les militaires soient plus à risque de suicide que le grand public, mais elles ont inversé la tendance après qu’une étude historique d’Anciens Combattants Canada a suggéré que c’était vrai, en 2017.

La Presse Canadienne

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