Il avait été hospitalisé vendredi dernier après un infarctus à l’hôpital de White Plains, près de New York. 

Le rappeur DMX se produit lors de la cinquième semaine de la ligue de basket BIG3 à Chicago, dans l'Illinois, le 23 juillet 2017. (STREETER LECKA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Il était hospitalisé dans un état critique depuis une semaine. Le rappeur américain DMX est mort vendredi 9 avril. Il avait 50 ans. DMX, de son vrai nom Earl Simmons, l’une des grandes figures du hip-hop de la fin des années 1990 et du début des années 2000, avait été hospitalisé vendredi dernier après un infarctus à l’hôpital de White Plains, au nord de New York. Interrogé, son avocat Murray Richman a répondu à l’AFP qu’il était mort vendredi vers 11 heures du matin, confirmant les informations de médias américains.

« Earl était un combattant qui s’est battu jusqu’au bout », a écrit sa famille dans un communiqué largement repris sur les réseaux sociaux juste après l’annonce de sa mort. « Il aimait sa famille de tout son cœur, et nous chérissons les moments passés avec lui (…) Sa musique a inspiré d’innombrables fans à travers le monde. »

 « Il n’était rien de moins qu’un géant »

« DMX était un artiste brillant et une inspiration pour des millions de gens à travers le monde », a souligné de son côté Def Jam Recordings, maison de disques avec laquelle il avait sorti plusieurs de ses albums les plus connus. « Son message de victoire par le combat, sa recherche de lumière pour sortir de l’obscurité, sa quête de vérité et de grâce nous a rapprochés de notre propre humanité. Il n’était rien de moins qu’un géant (…) Sa légende vivra à jamais. »

Né à Baltimore le 18 décembre 1970, il avait grandi avec sa mère et ses frères et soeurs dans un HLM de la banlieue new-yorkaise de Yonkers, où il était fréquemment battu. « Je n’ai pas vraiment eu d’enfance », confiait-il au magazine Rolling Stone en 2000. « C’était toujours sombre et déprimant chez nous. »

Une cure de désintoxication en 2019

Auteur de huit albums – le dernier en 2015 –, DMX faisait partie des figures les plus sombres du hip-hop, exposant ses démons intérieurs dans des morceaux qui lui ont valu un succès aussi bien commercial qu’auprès de la critique. Connu pour avoir eu des problèmes de drogue, il avait notamment fait une cure de désintoxication en 2019.

Il a eu, tout au long de sa carrière, souvent maille à partir avec la justice, avec des inculpations pour possession de stupéfiants, cruauté envers les animaux, conduite dangereuse, non-paiement de pension alimentaire, ou encore pour s’être fait passer pour un agent fédéral.

Mais ses déboires judiciaires ne l’ont pas empêché de marquer le rap de sa voix gutturale. En 1984, il se met au beatbox, genre ancré dans la musique hip hop qui consiste à produire avec sa bouche une multitude de sons. Après un séjour en prison, il commence à écrire ses propres paroles et à se produire dans un centre d’animation de quartier.

Une « battle » de rappeurs avec un certain… Jay-Z

A nouveau sorti de prison en 1988, il commence à faire et à vendre des mixtapes. Charismatique, constamment bouillonnant d’énergie, il passe l’essentiel des années 1990 à se faire un nom sur la scène underground new-yorkaise. C’est à la fin de cette décennie qu’il adopte cette voix grave et ce style menaçant, à la masculinité exacerbée, qui feront sa réputation.

Il participe aux « battles » de rappeurs dans lesquelles chacun s’affronte dans un exercice de style, avec notamment, au milieu des années 1990, un duel devenu célèbre contre un autre New-Yorkais, Jay-Z, alors en pleine ascension, dans une salle de billards enfumée du Bronx.

« L’adrénaline pure, le génie sans loi, l’abandon total »

Malgré sa réputation de rappeur féroce, ce père de nombreux enfants – 15 de plusieurs femmes différentes, selon plusieurs médias – pouvait parfois montrer un côté plus doux, comme dans le remix d’un classique de Noël « Rudolph the Red-Nosed Reindeer », qui devint viral en 2012.

Les hommages pleuvaient vendredi après l’annonce de sa mort. Le rappeur T.I. l’a qualifié d’« icône culturelle », tandis que Missy Elliott parlait de « lourde perte pour la famille du hip-hop ».

« Personne ne dégageait autant un sentiment de souffrance, de douleur et une énergie atomique », a tweeté le rappeur Biz Markie. Il représentait « l’adrénaline pure, le génie sans loi, l’abandon total ».

Source: FranceInfo

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